8 MARS : Une journée de lutte pour les DROITS des femmes

8 MARS : Une journée de lutte pour les DROITS des femmes

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

8 MARS : UNE JOURNÉE DE LUTTE POUR LES DROITS DES FEMMES

En ce 8 mars, alors que les droits des femmes continuent d’être menacés partout dans le monde, nous réaffirmons l’urgence de défendre les droits de toutes, sans exception.

Cette journée est encore souvent détournée de son sens profond par l’appellation erronée « Journée de la Femme”, occultant les fondements historiques et militants de cette date et transformant une journée de combat en une célébration stéréotypée et dépolitisée.

Le 8 mars n’est pas une « fête des femmes », mais une journée de promotion des droits et de lutte pour l’égalité, lutte pour nos droits fondamentaux.

Nous lançons une pétition pour que cette journée soit dénommée officiellement Journée internationale des droits des femmes. Pour la signer, cliquer ici.

Face aux offensives réactionnaires, défendre nos droits est un impératif.

Partout, l’extrême droite et les mouvements masculinistes progressent, attaquant les acquis féministes et diffusant un modèle oppressif, raciste et violent. Le féminisme, indissociable de la justice sociale et de la démocratie, doit s’opposer fermement à ces idéologies et aux politiques qui précarisent les femmes et renforcent les inégalités.

Dans un contexte de crises économiques, climatiques et migratoires, nous dénonçons un système capitaliste extractiviste qui exploite à la fois la planète et les populations. La lutte pour les droits des femmes ne peut être dissociée de celle pour un modèle économique plus juste, où les richesses sont équitablement redistribuées et investies dans les services publics essentiels : santé, éducation, justice, transport, protection sociale.

Lutter pour nos droits reproductifs et sexuels

Le droit à disposer librement de son corps est attaqué partout dans le monde. L’annulation du droit à l’IVG aux États-Unis, les restrictions en Pologne et en Hongrie rappellent que ces acquis ne sont jamais définitifs. En France, malgré des avancées législatives, des obstacles persistent : déserts médicaux, pressions idéologiques sur les soignantes et soignants, manque d’éducation sexuelle. Nous exigeons des mesures fortes pour un accès garanti et effectif à l’IVG et aux soins gynécologiques partout sur le territoire.

Lutter pour nos droits économiques

Les femmes continuent d’être pénalisées dans l’emploi : écarts de salaires, précarité, inégal accès aux responsabilités. Derrière les dispositifs d’égalité professionnelle affichés, les réalités restent contrastées et les femmes les plus vulnérables sont exclues des opportunités économiques. Nous demandons des actions concrètes pour faire appliquer la directive européenne sur la transparence salariale et garantir l’égalité réelle.

Lutter pour nos droits politiques

L’égalité entre les femmes et les hommes en politique ne se résume pas à des quotas sur les listes électorales. Trop souvent, les postes clés restent aux mains des hommes et les femmes issues de minorités sont encore plus invisibilisées. Nous exigeons une véritable parité dans toutes les instances décisionnelles, locales, nationales et européennes, avec des mécanismes garantissant l’accès aux responsabilités.

Lutter pour notre droit à une vie libre sans violence, sans oppression, ni discrimination

Les violences à l’encontre des femmes restent massives et systémiques, avec une justice encore trop souvent défaillante. Nous appelons à l’adoption d’une loi-cadre intégrale et à un investissement minimum de 2,6 milliards d’euros contre les violences sexistes et sexuelles, dont 344 millions contre les violences sexuelles,  entre autres pour renforcer la prévention, l’éducation et la protection des victimes. Tant que l’achat et l’exploitation des corps des femmes seront tolérés – que ce soit par la prostitution, l’industrie pornographique ou la GPA –, l’égalité entre les sexes restera une illusion. Nous défendons une société où l’exploitation n’a plus sa place.

Lutter pour notre droit à exister dans l’espace public et les technologies de demain

Les biais sexistes et racistes se reproduisent dans les algorithmes, perpétuant les inégalités. L’intelligence artificielle doit être un outil d’émancipation, garantissant une représentation juste des femmes dans tous les domaines.

De même, les femmes sont encore largement absentes de l’espace public et du patrimoine collectif. Seulement 6 % des rues en France portent un nom féminin, et les subventions culturelles restent majoritairement allouées aux hommes. Nous exigeons une revalorisation du matrimoine, pour inscrire pleinement les contributions des femmes dans l’histoire collective.

Nos droits sont universels et non négociables.

Les luttes féministes sont plus que jamais essentielles. Face aux reculs, face aux tentatives de division, nous resterons solidaires et mobilisées. Nos droits ne sont pas à débattre. Nos droits sont des droits humains universels, à défendre, à étendre et à consolider.

En ce 8 mars, nous appelons à une mobilisation massive pour une société féministe, égalitaire et juste.

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